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Il y a 24 ans a eu lieu le génocide des tutsi

xtrait du livre de Diomède Rutamucero : La démocratie du nombre, arme pour le génocide contre les Tutsi au Burundi (1959-2006), Editions Intore, 2007


Chapitre 6. Troisième acte : Le génocide contre les Tutsi de Ntega-Marangara-1988.


6.1. Sa préparation et son exécution.


Le génocide contre les Tutsi de Ntega-Marangara a commencé dans la nuit du 14 au  15 août 1988. C’était presque une année après la prise du pouvoir par Pierre Buyoya, qui avait renversé son cousin Jean Baptiste Bagaza en date du 3 septembre 1987.


Des signes avant coureurs avaient pu être décelés avant le 15 août 1988. On avait constaté des réunions clandestines qui se faisaient la nuit dans les communes de Marangara et Kiremba en Province de Ngozi. Ces réunions étaient accompagnées par la distribution de tracts, déjà au mois d’avril 1988.


Le 15 mai 1988, des paysans armés de machettes et de lances se soulèvent sur une colline de la commune de Kiremba sans faire de dégâts. Pendant ce mois le Palipehutu sortait son tract, message n° 6.


Au mois de juin, l’administration organisa des réunions de sensibilisation dans la Province de Ngozi, commune Marangara mais les réunions clandestines tribalistes hutu continuaient. Au début d’août le gouverneur de Ngozi a envoyé 11 gendarmes pour une mission de patrouille sur quelques collines de Marangara. Au retour, ils ont  rencontré un barrage routier avec environ 50 personnes armées des armes blanches. Dans la même nuit du 5 au 6 août des ponts ont été coupés en commune Kiremba, Vumbi et Ntega et les populations tutsi ont commencé à fuir vers Kirundo, Kiremba, Nyamurenza et Tangara.


Suite à cette situation le Ministre de l’Intérieur, Aloys Kadoyi, après une « longue discussion » avec le Président de la République Pierre Buyoya a décidé d’envoyer des militaires pour réparer les ponts. Le dimanche 7 août 1988, le Ministre de l’Intérieur s’est rendu à Marangara et les populations ont exigé le départ de l’Administrateur communal (tutsi) et le technicien médical de Murehe (tutsi rwandais). Elles ont demandé aussi le départ des militaires qui étaient venus réparer les ponts.


Sur sa route en commune Marangara le Ministre accompagné du Commandant de bataillon qui était parti réparer les ponts a rencontré un groupe de jeunes très excités « drogués » qui avait menacé le Commandant et l’Administrateur communal avec des lances alors qu’ils tentaient de défaire le barrage sur la route. Le ministre a informé le Président de la République de la situation et ce dernier a donné ordre de retrait des militaires dans la zone. Le gouvernement venait de céder devant la menace d’une population manipulée et excitée.


Au cours de beaucoup de réunions administratives organisées pendant le mois d’août 1988 à Ngozi et Kirundo on voyait une grande désobéissance civile, les meneurs sont des agronomes et assistants agricoles, des enseignants du primaire. Ils distribuaient des tracts pour gagner dans la population  les gens qui savaient lire et écrire pour en faire des meneurs.


Déjà le 12 août, en route pour Muramvya, le Ministre de l’Intérieur a appris que « Ntega bougeait » et décidait d’aller sur les lieux le 20 août. Samedi le 13 août, un militaire qui était en congé tomba dans une embuscade et fut frappé et poignardé jusqu’à ce que son corps reste inerte. C’est à peine qu’il s’en est tiré car les assaillants croyaient l’avoir achevé.


Le 14 août 1988, le Président Buyoya est parti à Brazzaville pour le 25e anniversaire de la révolution congolaise. Le massacre des Tutsi à Ntega a commencé le même soir à 21 h 00. Il y a eu peut-être 2000 morts entre le 14 et 15/08/1988, d’après le gouverneur de Kirundo de l’époque.


Les militaires ne sont pas intervenus directement parce qu’une « décision de déplacement des troupes en l’absence du Président Buyoya ne pouvait pas être envisagée ». C’est seulement à partir du 17 août, dès son retour de Brazzaville qu’il a décidé l’envoi des militaires pour arrêter les massacres.


Le pouvoir a laissé faire pendant trois jours, des tueurs qu’il avait suivis dans la préparation de ces massacres pendant plusieurs mois. Il est évident que si le pouvoir avait réagi comme il faut et à temps il n’y aurait pas eu autant de victimes. Déjà à ce niveau le pouvoir de Pierre Buyoya est coupable doublement : il a exécuté les ordres des tueurs quand il a évacué les miliaires de la zone infectée et il n’a pas voulu assister des populations en danger de mort, à temps.


Les tueurs ont massacré des populations pendant trois jours sans que personne n’intervienne. Le déroulement de ces massacres est donné par J.P. Chrétien, A. Guichaoua et G. Le Jeune qui décrivent la géochronologie des violences antitutsi du 14 au 17 août# :


« -    la nuit du 14 au 15 août (jusqu’à l’aube) : attaque de la maison de Révérien Harushingoro à Ntega ;


-    matin du 15 août : incendies et attaques partant des collines de Gisitwe et de Mwendo, en direction du nord et nord-est : Kigaya, Mihigo, Kanabugiri, Ntega ;


-    après-midi du 15 août : le mouvement gagne vers le nord, il atteint Mugendo vers 15 h ;


-    nuit du 15 au 16 août : le mouvement gagne la commune de Marangara, par Kagoti, Rubaya et Kirungu ;


-    matin du 16 août : massacre à la mission de Ntega, des insurgés vont vers Gatwe pour barrer la route de Kirundo, un groupe très agressif venu de Murungurira investit Mugendo, le mouvement s’étend en zone de Giheta ;


-    après-midi du 16 août : attaque du centre de Marangara, retraite des rebelles de Ntega vers la Kanyaru, les Tutsi de Mugendo sont encerclés, puis tués ;


-    nuit du 16 au 17 août : le mouvement atteint son intensité la plus forte à Marangara (incendies, etc.), reflux accompagné de violences à Marangara vers Nyonzwe, en direction de la Kanyaru, dans la matinée ».


Ces génocidaires ont utilisé tous les moyens disponibles pour exterminer les Tutsi des zones traversées en  incendiant de maisons à l’aide de feuilles de bananiers. La saison était favorable aux incendies : même les marais de Mugendo où étaient cachés des Tutsi, ils étaient embrasés à l’aide des flèches munies de torches.


  • Blessures, souvent mortelles à l’arme blanche, machettes, lances, flèches à harpons, arcs, houes usagées  (amafuni)  et affûtées, et aussi gourdins et même des pierres comme celles apportées dans des sacs devant la maison de Révérien. Des victimes de tous âges et de tous sexes sont citées. Dans certains cas, des Tutsi ont d’abord été liés, avant d’être jetés dans des rivières (vivants ou déjà tués), notamment à Marangara. A Ntega, on parlait souvent de cadavres jetés dans des fosses d’aisance (même des vieux y auraient été jetés vivants).


  • Les essais de résistance des Batutsi sont rares, à cause de l’effet de surprise des assaillants. A la paroisse de Ntega, le 16 au matin, et au centre commercial de Marangara, dans la soirée du 16, des groupes ont essayé de résister avec des pierres. Avant l’arrivée de l’armée on n’entendait pas un seul coup de fusil, sauf chez Réverien Harushingoro essayant de refouler les assaillants avec son fusil de chasse ».#


Les génocidaires de Ntega et Marangara avaient eu le temps de s’organiser et de se convenir des modes de communication.


« Modes de propagation : des réseaux d’alarme organisés ont joué un rôle mentionné partout. Des cris d’alarme (induru) et des battements de tambours précèdent chaque fois les agressions et les incendies. C’est ce qui se passe par exemple sur la colline de Mwendo à l’aube du 15 août. Les témoignages recueillis attestent aussi l’existence de bandes structurées qui suivent des itinéraires…. Un foyer initial (et initiateur ?) se dégage : celui des collines Gisitwe et Mwendo, un secteur très montagneux, à la limite des deux communes, à la fois particulièrement enclavé et proche de la Kanyaru. Mais de groupes s’agrègent, l’ensemble de la population hutu est ameuté, invité à se joindre à une action présentée comme une autodéfense nécessaire… Parfois les relais sont prêts. Parfois la contrainte et l’intimidation sont mises en œuvre pour conduire des Bahutu et aller tuer leurs voisins Batutsi. Des gens ont été blessés dans ces circonstances. D’autres ont été quitte avec quelques insultes, comme à Mugendo : « Nous, on a fini ce qu’on avait à faire ! Et vous, qu’est-ce que vous attendez, imbéciles (imihimbiri) ? »#


L’intervention des militaires a commencé vers 11 heures, le 17 août, à Ntega. Les militaires ont eu à faire à des affrontements avec les assaillants à Mugendo où un des chefs des assaillants a intimé les soldats gouvernementaux de déposer leurs armes. Il a été abattu sur le coup.

6.2. Témoignages sur le déroulement du génocide.


Certains témoins oculaires ont raconté ce qu’ils ont vécu au moment du génocide de Ntega et Marangara. A Giheta, commune Marangara deux paysans hutu (Mme R. et Mr N) ont raconté le 18 septembre 1988, ce qui suit :#


Q. :    Qui était visé par les rebelles ? Que prétendaient-ils être venu faire ?


R. :    Ceux de Ntega disaient que leur attaque visait à refouler les Tutsi chez eux. Ils ont ensuite brûlé les étables, mangé le petit bétail, tué les vaches.


Q. :    Vous souvenez-vous des dates ?


R. :    Voici comment les choses se sont passées. Les gens sont venus. Ils disaient que les Tutsi accaparaient depuis longtemps le pouvoir. « Les Hutu ont été marginalisés qu’à l’origine, les Hutu avaient été les premiers à être indépendants, les Tutsi et les Twa venant en dernier lieu ». Cela se passait un lundi. Mardi le 16, ils nous ont alors dit : « Ce jour verra mourir tout Tutsi. C’est une Hutu enceinte d’un Tutsi, on lui ouvra le ventre ». Ils ont pris et attaché quelques gens… Le  jour suivant, ils se sont attaqués aux vaches, ils ont brûlé les maisons. Cela a commencé comme ça. C’est venu de Ntega.


Q. :    C’est donc de Ntega que tout a commencé ?


R. :    Oui. Notre zone, Giheta, et celle de Marangara n’ont été touchées que le mardi 16.


Q. :    Ces gens disaient donc que les Tutsi étaient venus en dernier lieu, et que c’était les Hutu qui avaient obtenu l’indépendance ?


R. :    Oui.


Q. :    Ils disaient ça d’eux-mêmes, ou bien c’est ce qu’on leur avait enseigné ?


R. :    Je ne sais pas si on leur avait « enseigné ». C’est possible, parce qu’il paraît qu’ils faisaient souvent des réunions nocturnes à notre insu.



Le témoignage de ces deux paysans Hutu montre que les génocidaires Hutu étaient parvenus à mettre leur idéologie dans la tête des paysans Hutu. « Les Tutsi qui accaparent longtemps le pouvoir », alors qu’il n’y avait pas de différence entre les paysans Hutu et Tutsi de Kirundo et Ngozi. Ils avaient inculqué dans les têtes des paysans que les Tutsi ne sont pas des Burundais « ils sont venus en dernier lieu », ils devaient mourir.


Une autre femme, paysanne tutsi de Giheta, R.K. a décrit l’action menée des génocidaires et a  cité le groupe qui tenait à mettre sa signature sur ce génocide.


« … Nous on était dans la maison. Des gens ont semé le trouble… Au cours des premiers heurts, ils ont mis des arbres au travers de la route : « les militaires arrivent, ils viennent tuer les Hutu ». Nous on est resté dans la maison. Nous, Tutsi, on est resté là. Ils nous ont cherchés, en disant : « Aujourd’hui, on va vous tuer. Vous n’allez plus vivre, le Palipehutu a gagné ». Et nous de répondre : « Oui, oui ». C’est alors que je me suis souvenu que ce jour, fête de la Sainte Vierge Marie, les choses ont commencé à Ntega, puis Kagoti. Masama a été pris dans la tourmente, et ils sont venus, ont pris les Tutsi et les ont « coupés »… et jetés dans la rivière. Mardi, ils ont rasé partout et exterminé tout le monde… Mercredi, ils ont tout rasé, de Marangara à Nyunzwe. Quand les secours sont venus, ils ont trouvé tous les gens tués.

Q. : Les militaires ont trouvé les gens exterminés ?

R. : Oui, tous les Tutsi avaient été tués ».#


Cette fois aussi, comme en 1965 et 1972,  pour utiliser les paysans Hutu à la coupure des routes et au massacre des Tutsi, les organisateurs du génocide contre les Tutsi de Ntega et Marangara ont utilisé un autre mensonge. Ils ont menti en disant qu il y avait des militaires qui venaient les tuer et qu’il fallait  qu’ils coupent les routes. Pourtant les militaires n’avaient aucun projet de venir tuer les Hutu. Les militaires ont intervenu trois jours après, quand ils ont eu l’autorisation du Président Pierre Buyoya.

Deux paysans hutu de Giheta, Mr B.S. et Mme R. ont dénoncé dans leur témoignage le rôle négatif joué par les Hutu instruits qui les ont manipulés, qui les ont trompés.#


Q. :    … Tout à l’heure, vous aviez dit que ce sont les « responsables » locaux qui vous abandonnaient… dans la bataille, et qui ont fui. Où étaient les responsables du Parti, les conseillers, les secrétaires, où étaient-ils ? Qu’est-ce qu’ils faisaient quand il y a eu des troubles ?


R. :    (ensemble) - Rien. Ils n’ont rien…


Q. :    Ils n’ont rien fait ?


R. :    Ils n’ont rien fait. Ici, on prend un cas précis : à Ntega, on dit que ça s’est passé la journée. Beaucoup ont donc vu que c’étaient ces gens qui faisaient cela… Tandis qu’ici, ça s’est passé la nuit. On ne pouvait donc pas trouver ces gens, ni reconnaître quelqu’un. On n’a su la vérité qu’au petit matin, quand on voyait tout le monde fuir. Beaucoup de gens fuyaient, mais c’étaient des « gens instruits » qui savent beaucoup de choses. La plupart étaient des fonctionnaires de l’Etat, et ce sont eux qui ont montré le chemin de la fuite. Ceux qui sont restés ici ont été emportés par ce mal. On mentirait si on disait qu’il y a eu des victimes parmi les gens instruits. Ceux qui ont été tués sont des gens nyarucari, les gens de la « bananeraie » qui ne savent rien.

Q. :    Que veux-tu dire Madame ?


R. :    Ceux qui ont fui savaient écrire. Nous, qui ne savons pas écrire, on a été victimes, parce qu’on n’était au courant de rien. Ceux-là… conseillers, responsables de la cellule du parti ici, ont dressé des gens contre les autres et sont partis tranquillement.


Q. :    C’est eux qui ont fui les premiers ?


R. :    Oui, ils ont fui, avant même les événements.


Q. :    Oui.


R. :    Même si on parle de Hutu, il y a des « petits » Hutu qui ne connaissent rien, qui ne savent rien… Ils ont été aussi surpris que nous ».


Ce témoignage est confirmé par le nombre de morts de chefs de collines tués pendant le génocide contre les Tutsi de Ntega et Marangara. Le tableau ci-dessous montre que les chefs de collines Tutsi ont été tués pour la plupart alors que les Hutu se sont réfugiés au Rwanda.




Tableau 4.


Chefs de collines de Ntega candidats à la candidature aux élections des comités de section pour le parti Uprona en avril 1988.#


Colline

Nom et prénom

ethnie

Résultat des élections

%

Situation en

sept. 88

1. Gatwe

2. Gitwenzi

3. Gisitwe

4. Kanyagu

5. Kinyovu

6. Mariza


7. Mugendo

8. Mwendo

9. Ntega


10. Rugese

11. Rwimbogo

12. Bugorora

13. Mihigo

14. Nyakibingo

15. Sasa

Mbarushimana Joseph

Nzeyimana Gaspard

Miburo Bernard

Ndayizeye Sébastien

Nzeyimana Melchior

Kameya Léopold


Cishahayo Cléophas

Nkerabahizi Sylvestre

Misago Sylvain#

Sendagaya Révérien

Sebuhinja François

Bankuwabo Marc

Yamuremye Augustin

Mporerane Mathias

Ryarambaje Jean

Hutu

Tutsi

Tutsi

Tutsi

Tutsi

Tutsi


Hutu

Tutsi

Hutu


Hutu

Hutu

Hutu

?

Hutu

?

Elu

Battu

Battu

Elu

Elu

Elu


Elu

Elu

Non retenu


Elu

Elu

Elu

Elu

Elu

Elu

87,35

43,33

59,78

75,55

49,62

99,99


100

87,75

89,7


89,7

69,23

90

82,6

100

79,93

chez lui

mort

mort

mort

mort

mort conseiller

communal (1983)

Rwanda

réfugié

Rwanda conseiller

communal (1983)

Rwanda

chez lui

Rwanda

?

?

?



Le tableau 5 présente aussi une situation identique en ce qui concerne le sort des candidats élus des comités sur un échantillon de 520 personnes à Ntega, 58 à Marangara.


Tableau 5.


Candidats et élus : situation personnelle au 18 septembre 1988.#

ETHNIE

Ntega (520 personnes)

Marangara (58 personnes)

TUTSI


Morts

Vivants


HUTU


Morts

Vivants (chez eux)

Réfugiés au Rwanda

« rebelles »

sort inconnu

décès naturel

76


37

39


444


17

133

285

-

8

1

5


-

5


53


1

5

8

19

19



Sur 76 candidats et élus Tutsi de Ntega 49% ont été tués par les génocidaires. Sur 444 candidats et élus Hutu de Ntega 64% se sont réfugiés au Rwanda ; les deux témoins paysans hutu, Mr B.S. et Mme R. avaient raison de dire que ceux qui étaient sensés les diriger avaient fui il y a belle lurette. Ils savaient ce qu’ils avaient préparé et ce qu’ils risquaient. G. Le Jeune le dit aussi dans sa conclusion :


« De manière plus générale, nous pouvons retenir de ces réponses que le massacre de Tutsi sur les collines de Ntega dans les premières heures du mouvement a bien été une réalité : près de la moitié des candidats élus que nous connaissons ont été tués. Le faible nombre des morts parmi les candidats et élus Hutu contraste fortement avec les témoignages des simples paysans sur les collines qui tous mentionnent de très nombreux parents tués. En fait dès l’arrivée de l’armée, lorsque les coups de feu ont commencé à se faire entendre, que la répression devenait une épouvantable évidence, les élus hutu des comités de cellule et de section, comme nombre de techniciens, fonctionnaires, « intellectuels » ont rapidement fui vers le R